Dorund¶
Dorund est le premier des dieux mineurs d'Elzeryn et son confident. Grand, silencieux et réfléchi, il accompagne son parent depuis sa création en lui apportant le pragmatisme qui lui fait défaut.
Dorund
« Ne vous méprenez pas. Je fais preuve de gentillesse, je suis juste gentil envers quelqu'un d'autre que vous. »
Le confident¶
C'est à Dorund qu'Elzeryn a demandé pourquoi l'une de ses créations était morte, et c'est sa réponse, sur les ressources finies et les caprices du temps, qui a conduit son parent à s'arracher la colonne vertébrale.
Il est resté à ses côtés depuis. Là où Elzeryn conçoit un monde où chacun trouve sa place, Dorund calcule ce que cela coûte.
Ce qu'il a pris en main¶
Voir son parent dépérir l'a rendu actif. Elzeryn ne se défendra jamais, alors Dorund se défend à sa place.
Il a enchanté la Forêt Noire pour qu'elle égare et éprouve quiconque veut débarquer sur Adugone, et juge lui-même, à leur réaction, ceux qui méritent d'entrer. La forêt se trouvant hors de l'influence d'Elzeryn, celui-ci ne ressent rien de ce qui s'y passe.
Il intercepte ceux qui viennent exploiter la bonté de son parent et son aura de vitalité.
Il a fondé Le Décret au 4e Âge, quand les autres dieux se dotaient d'Églises et qu'Elzeryn refusait un dogme.
Et surtout, il étudie la Dimension des Fragments, en cherchant un moyen de rendre à Elzeryn sa force d'antan.
Le laboratoire¶
Dans les profondeurs de la Forêt Noire, à l'écart de Sylvis Eterna, de la vigilance de Veridis et du regard d'Elzeryn, Dorund possède une retraite.
Il a une mémoire parfaite, et les siècles passés sur Everos lui pèsent d'un poids que peu de gens peuvent concevoir. Le laboratoire est ce qui lui permet de l'endurer : il y catégorise, analyse et recense toutes les espèces animales du monde, et garde parfois des spécimens en stase dans des cocons végétaux, en particulier ceux des espèces disparues.
C'est là qu'il repousse les limites de ce qu'il sait, par des exercices de pensée que personne ne partage.
Pour les mortels, l'endroit est une légende : la promesse d'un savoir accumulé depuis des siècles. Il est gardé par les plus viles profondeurs de la forêt.
L'amertume¶
Des siècles à voir son parent se sacrifier et ne jamais se défendre l'ont rendu aigre et distant.
Il ne perçoit plus les mortels que comme des pièces à déplacer sur un échiquier pour obtenir le résultat voulu. C'est cette logique qui gouverne Médéis et les décisions que Le Décret prend loin des regards.
L'amour qu'il a hérité d'Elzeryn n'était peut-être pas si infini, lui non plus.
Voir aussi : Elzeryn | Le Décret | La Forêt Noire | Veridis